vous êtes ici : Accueil > Les Compagnies de la Caravane > Cie K / Les Marcheurs de Lumière
La Cie K donne des spectacles où le corps est instrument et la musique langage. Le résultat d’un patient apprentissage qui a conduit son fondateur de l’Afrique à l’Asie. Quand les traditions ancestrales donne naissance à un folklore imaginaire.
K comme… Khagan. C’est le nom du fondateur (en 1983) de la Cie K. Il en est aujourd’hui le directeur artistique et le metteur en scène. Initialement plasticien, il oriente sa recherche vers la calligraphie et la respiration ; puis, avec la danse, il spatialise ces notions. Bientôt, de longs séjours d’études en Asie et en Afrique l’amène, avec les autres membres fondateurs de la Cie K, à se passionner pour les pratiques des théâtres gestuels et masqués. Naît alors un style propre, qui devient celui de la Cie K ! Depuis, la compagnie développe ses spectacles autour des traditions ancestrales pour la création d’un folklore imaginaire.
Théâtre, mouvement, chant, musique, masque, feu, pyrotechnie… La multiplicité des modes d’expression de la Cie K est caractéristique de ses spectacles. Des prestations au cours desquelles le corps devient instrument et la musique langage. Le langage, la compagnie en a même inventé un, au fil de ses créations : le « Koural ». Les musiques (issues de compositions originales) allient rythmes chantés et joués sur des instruments de diverses origines (Afrique, Asie, Europe, etc.), voire sur des instruments créés par la compagnie. Et la plupart des spectacles sont réalisés avec des masques de bois sculptés au sein de la compagnie ! Chacun procure, de part ses codes et archétypes, une force et un jeu qui lui est propre.
« Le théâtre, c’est avant tout jouer ; nous aimons la disponibilité que cela nous demande. Théâtre en salle, théâtre en rue, nous recherchons et revendiquons la multiplicité. » Dixit Kaghan. Il est vrai que les activités de la Cie K se conjuguent entre ces différents espaces de jeu et leurs différents publics. E comme si ces fortes rencontres ne suffisaient pas, la compagnie met en relation le culturel et le social lors de nombreuses actions : formation au jeu des masques dans le cadre de rencontres franco-zaïroises au Zaïre, Salon de la BD d’Angoulême, formation au Centre de formation de musiciens intervenants de Lille, stage de masques pour les acteurs…
Quant à susciter l’émotion du public, la Cie K sait également le faire. Notamment grâce à quelques artifices pyrotechniques. « L’art pyrotechnique n’étant pas un art narratif, nous ne cherchons pas à raconter une histoire, mais à provoquer chez le spectateur, par l’alliance de la musique et du feu, des sensations qui vont lui parler au cœur, des émotions rares, des sentiments forts. » Avec, bien évidemment, musiques au diapason et souci du détail. Au cours des spectacles programmés lors de la Caravane 2010, ces jeux de feu de proximité devraient en surprendre plus d’un !